Baby blues 

Aujourd’hui je me suis posée la question du baby blues.

Non.

En fait, je me suis posée la question de l’image de la femme enceinte / de la mère que notre société véhicule.
Je ne me suis pas reconnue dans tout ça. Je suis quelqu’un d’assez stable émotionnellement, jamais de débordement dans un sens ou dans un autre. Je ne pleure presque jamais.
Quand je suis tombée enceinte de Candice je m’attendais à ressentir enfin un gros bouleversement émotionnel, d’être lié instrasequement dès la première seconde. D’oublier les douleurs de l’accouchement. J’avais peur de ne pas vouloir / pouvoir laisser ma fille à quiconque.
Et bien rien de tout cela. Mais en aucun cas je ne ressens rien pour ma fille !
J’ai vécu mon accouchement très sereinement, la péridurale a été mal faite je suppose car j’ai tout ressenti parfaitement. Alors je me suis concentrée sur la douleur. Je me suis dis que si je me laissais débordée par ça, ça n’allait pas avancer le bordel donc autant se concentrer. J’ai fermé les yeux et j’ai fait mon taf.
Quand Candice est sortie, ils l’ont emmené de suite faire des petits soins, je m’étais préparée à cela donc je n’ai absolument pas paniquée ou été déçue de ne pas l’avoir sur moi dès la première seconde. Quand on me l’a présenté, la sage femme etait encore en train de me recoudre ( et je sentais parfaitement ce qu’elle faisait). Du coup, j’avais une partie de mon esprit occupé par les sutures et l’autre occupé à découvrir ma fille. Mais la découverte n’a pas du tout occulté les sutures.
Apres 14h d’accouchement, j’avais juste envie de dormir un minimum donc je n’ai eu strictement aucun problème à laisser Candice à la nursery. Ma voisine de chambre avait gardé son bebe, qui a hurlé toute la nuit. Ça m’a passablement agacé … Son bébé c’est une chose mais celui des autres c’est différent.
Je n’ai pas apprécié que l’on « m’impose » l’allaitement ( voir mon article sur le sujet ). J’aurais voulu qu’on me demande quel était mon choix et que l’on me dirige de manière moins intrusive.
Au retour à la maison, je n’ai eu aucune peur. J’ai mis ma fille à dormir dans sa chambre dès la première nuit. Je n’ai pas du tout culpabisé de donner et le sein et le biberon. Je n’ai pas ressenti de culpabilité quand j’ai arrêté de donner le sein. Je n’ai jamais ressenti de peine quand une autre personne a gardé ma fille.

Mais c’est le stéréotype de la mère véhiculé par notre société et les médias qui m’a fait culpabiliser. Je me suis demandée si j’étais sans cœur, insensible par rapport à toutes celles qui avaient eu des peurs, des angoisses, qui avaient pleuré… 
Au final, c’est mon caractère, ma fille va parfaitement bien, on s’aime et on se le montre. Et je refuse de devenir telle ou telle mère Parce qu’on me dicte d’être comme cela. 
Soyez comme vous êtes, sans avoir honte ou peur de vos émotions, quel que soit l’émotion. Le jugement et le dictat n’ont pas de place entre nos enfants et nous. 

MADI

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