La vérité (dégueu) sur l’accouchement

( Modification le 15 Janvier 2016 : Cet article a 6 jours et a été lu plus de 143 000 fois à ce jour. De ce fait, et au regard des remarques postées à son sujet : je me permets d’ajouter deux, trois choses afin de dissiper les malentendus. 

  • D’une part, je remercie toutes les mamans qui m’ont complimenté sur l’article, et sur le fait qu’elles avaient rigolé. Je remercie vivement toutes celles qui ont partagé leur histoire, avec leurs mots : sans détour. Comme elles l’ont vécu. Pouvoir lire toutes ces histoires douloureuses pour certaines, plus chanceuses pour d’autres : c’est aussi ça l’accouchement. Une chose unique que l’on partage toute. Ils sont tous différents. Je trouve intéressant de pouvoir lire et apprendre l’éventail de possibilités qui existent sur cet acte de vie. 
  • D’autre part, je voudrais dire à toutes celles qui ne me trouvent pas drôle : ce n’est pas grave, personne ne peut plaire à tout le monde. Celles qui me trouvent vulgaire : je vous rassure, j’ai fait de hautes études et je possède un autre vocabulaire, que vous pouvez d’ailleurs observer dans bien d’autres de mes articles. J’ai tenu pendant trois ans un magazine d’art contemporain et de mode, à présent je travaille dans l’éducation nationale. Ne prenez pas tout au premier degrés, et ne pensez pas que certaines métaphores ou comparaisons sont la preuve d’une étroitesse d’esprit. 
  • De plus, je voudrais dire à toutes celles qui sont inquiètes pour mes enfants car j’ai osé soulever le voile du mythe qui planait au dessus de l’accouchement, si je n’ai pas écrit des tartines sur le fait que d’un côté l’accouchement n’était pas une promenade de santé et de l’autre que j’aime ma fille plus que tout au monde, c’est que je n’ai pas éprouvé le besoin de me justifier. Il ne faut pas croire que puisque l’accouchement était tout sauf sympa cela équivaut à dire que je n’aime pas ma fille. Justement ! Le fait de tomber amoureuse de son bébé ça c’est bien LE truc évident avec l’accouchement. Cependant, parler des détails techniques : c’est moins évident. C’est ce sujet qui est ici au coeur de l’article. L’amour que je porte à ma fille, c’est une chose qui ne peut être décrite. 
  • Enfin, je voudrais dire à celles qui pensent que j’ai écrit cet article dans l’unique but de faire flipper les futures mamans : non. Mon but ? Parler avec franchise. Mon esprit fonctionne comme cela : plus je suis informée, moins je flippe sur la surprise. Si votre esprit fonctionne différemment du mien, ce qui est normal, rien ne vous permet de croire que je suis mal intentionnée. Et rien ne vous force à lire mon pavé. 

J’ai juste écris mon histoire, de la même manière que je peux en parler avec mes amies)

 

Il faut être lucide. L’accouchement c’est pas du gâteau. Ou alors si c’est un gâteau c’est un Kloug roulé sous les aisselles.

Les magazines et les sites pour maman vous arrondissent bien les angles. Pour l’avoir vécu une fois, et à l’idée de le revivre bientôt une deuxième fois je me suis dis qu’il fallait dire la vérité à celles qui ne connaissent pas. La vérité où on n’a pas peur des mots, la bien dégueulasse quoi. Celle qui va se passer pour de vrai.

Bon alors déjà cette histoire d’ordre de  » j’ai des contractions toutes les 2 à 5 min puis je perds les eaux puis on va à l’hôpital » chaque accouchement est différent et ça c’est la théorie. Vous êtes censée ressentir les contractions dans le ventre et le voir ( et sentir) se durcir . Bah moi pour ma première fille je n’ai eu mal qu’au dos. Je n’ai pas perdu les eaux seule. Donc quand son papa a appelé le samu et a dit que j’avais des douleurs dans le bas du dos toutes les 15 min depuis plus d’une heure ils ont décidé que ce n’était pas une urgence  et nous avons attendu de 4h30 du matin à 9h, pour finir par y aller par nos propres moyens. Les contractions étaient toutes les 5 min, toujours dans le dos, toujours sans perdre les eaux. Les sages femmes m’ont percé la poche des eaux vers 11h. Jamais pendant les 14h de travail je n’ai jamais vu mon ventre se durcir … Donc soyez attentive à TOUS les signes.

Une fois que vous êtes admise pour l’accouchement, renoncez totalement à votre dignité. Ah oui, c’est fini, vous allez la revoir. Un jour, mais pas tout de suite.

  • Vous devez enlever vos habits et passez la ô combien très sublime blouse d’hôpital. Alors certes vous n’êtes pas la pour un concours de beauté, mais on en parle de la tête de vos seins (énormes), sans soutif, quand vous êtes allongée sur le dos ? Personnellement j’y trouve un lien de parenté avec Jabba The Hut. Grosse larve répandue dans sa couenne, comme dirait Cristina « sou-blaïme ».
  • A priori vous n’êtes pas maquillée ni coiffée à ce moment là. Sachez qu’en restant couchée tout le temps que cela se passe vous risquez d’arborer une « coiffure de folle » ou épouvantail. Inutile de demander à votre mari de vous faire une tresse ou une queue de cheval entre deux contractions, à moins de lui avoir appris avant c’est peine perdue.
  • Votre vagin ne vous appartient plus désormais, celui-ci devient un « meeting point » équivalent à celui d’une gare niveau fréquentation. Oui ! Car les sages femmes viennent voir régulièrement, et par viennent voir je veux dire calculer avec leurs doigts où vous en êtes dans votre ouverture de col. Imaginez un peu: vous êtes la dinde de noël. Sauf que la, la farce doit sortir. Les sages femmes y vont franco parfois pour voir où est la tête de bébé, donc il faut enfoncer la main plutôt correctement. À ce stade, j’avais l’impression d’être une vache qu’on examine avec des gants jusqu’aux épaules. Parce que oui, vous allez pouvoir profiter des bruits des gants plastifiés sur / dans votre sexe. Parfaitement gênant. D’autant plus si votre mari est dans la salle en train de se mortifier sur la situation.
  • La péridurale c’est un truc de batard. Personne ne m’avait prévenu que ça faisait mal ce bordel. Déjà, l’anesthésiste vous demande en étant assise sur le bord du lit, d’enrouler votre dos. Avec la taille du bide ? bah oui  carrément Simone, et avec ceci : une petite roue?  Au max j’arrivais à pencher la tête. Elle doit placer l’aiguille entre deux contractions. Quand elle pique, forcément ça surprend parce que ça fait bien mal : mais la elle vous sort « oooh mais ne bougez pas ! » bah attends Simone je vais te planter des aiguilles dans la colonne tu me diras si tu bouges pas tiens. Dans mon cas, la péridurale n’a pas marché. Hourra. J’espère que pour la deuxième fois elle marchera. Comment je sais qu’elle n’a pas marché ? Et bien 1h plus tard quand la sage femme est venue me farfouiller la chatte, je sentais tout exactement pareil ( c’est à dire avant la péri ) donc je lui demande si c’est normal. Elle me pince une des grandes lèvres et me demande si je sens. Affirmatif. Donc la elle me renvoie fissa l’anesthésiste qui me réinjecte une dose. Pendant le travail de poussé elle m’en a remis une troisième couche … Ah oui et maintenant que j’y pense, à la première injection de la péridurale : j’ai fait un malaise. J’avais immédiatement envie de dormir, et elles me trouvaient très pâle d’un coup. Cool !
  • Dîtes-vous que pendant tout le moment où vous attendez que bébé naisse vous n’avez pas le droit de manger ni de boire. Alors que monsieur lui ne manquera pas de vous dire qu’il a faim, ou ira se prendre un petit café ou autre. Injustice.

Quand le travail de poussé commence. La c’est Beyrouth. Dites-vous bien que bébé broie vos organes sur son passage, donc les intestins qui sont en dessous se vident. Se vident ? C’est-à-dire ? Oh, mais c’est-à-dire que même sans le vouloir votre anus se transforme en machine à churros et du popo sort de vous. Vous n’avez pas le choix, il sort tout seul l’enfoiré. Mais n’ayez crainte, une sage-femme va venir vous couper le flux de popo avec son doigt, et vous asperger la rondelle avec de la bétadine. Elle le fera tant que du churros au caca s’échappera de vous. Joie. Allégresse. Bonheur. Dignité.

Je n’ose imaginer la tête que l’on doit avoir quand on pousse. Mais quand j’ai le malheur de tomber sur l’émission « Baby Boom », je me dis oh my god. Je me souviens que pour Candice j’avais décidé que garder les yeux ouverts c’était trop d’énergie. Soit je poussais, soit je gardais les yeux ouverts. Tu parles d’une économie d’énergie à la con.

Quand la sage femme vous demande de pousser, vous devez pousser 3 fois sur la même contraction. Et en gros, après la première salve vous avez envie de crever. Vous devrez pousser comme ça jusqu’à l’expulsion du rôti. Avec tout un public autour de vous. Je me souviens d’une sage femme en chef, une élève sage femme dans le périmètre de mon vagin. Une sage femme sur ma gauche, et une autre sur ma droite. Sans oublier votre mari qui ne sait plus ou se mettre et quoi faire pour aider. La chose qu’on lui demande c’est de NE PAS REGARDER.

Vos jambes n’ont jamais été aussi écartées et foutues vers le haut qu’à ce moment. Ce qui est une position tout à fait inconfortable en réalité, surtout quand on doit produire un effort aussi important. Il y a des petits bonus cool, comme la sage femme debout sur votre ventre pour « aider le bébé à descendre ». Douloureux, et relou. Au moment où la tête est en train de passer ( le pire des moments en somme ), là vous vous dites, voir vous le dîtes à voix haute : non merci en fait, on arrête la. J’arrête.

Pour faire court, ça vous éclate la chatte. Mais quand je dis éclater, c’est le vrai mot, celui où votre sexe se déchire de lui même, ou la sage femme estime bon de faire une épisiotomie ( incision au scalpel pour ouvrir plus votre sexe).

Quand le bébé est sorti, même si c’est le votre et que c’est le fruit de votre amour toussa toussa : il est dégueu. Le petit bain n’est pas du luxe. Il présente un mélange de sang, du liquide visqueux blanc qui le protège, voir de son popo.

Ne croyez pas que c’est fini : non non non. On doit encore vous expulser le placenta et vous recoudre au besoin. Il faut le faire assez rapidement après l’accouchement pour vérifier que tout va bien. Donc rebelote la sage femme debout sur votre ventre pour faire sortir le kilo de placenta.                ( Imaginez que depuis la sortie de bébé, le cordon ombilical pendouillait de vous … ). On m’avait raconté qu’une fois le bébé sorti, on oublie tout et on occulte ce qui se passe à côté : faux. J’ai particulièrement bien senti les sutures.

Je conclurais par vous dire, que le lendemain : quand vous avez envie de faire pipi. Petit moment de stress pour savoir si vous allez avoir mal. Je pense que ça dépend de l’accouchement de chacune ! Vous allez voir, c’est plutôt cool aussi les infirmières qui viennent voir votre culotte pour constater si vous saignez correctement à leur goût. Ah, j’oubliais, la question : « c’est bon, vous avez des gaz ? » finit de t’achever. Oui oui micheline, la boite à prout remarche. Merci  de demander.

Pour celles qui voudraient lire le récit de mon deuxième accouchement cliquez sur UTERUS

Vous êtes déjà plus de 186 000 personnes  (le 16/03/16) à avoir lu ce premier récit : MERCI

N’hésitez pas à me faire rêver avec vos expériences. Retrouvez moi sur instagram : @madi_mom_healthy

Madi

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296 Comments

  1. Mimine

    Jadooooore je suis enceinte de mon premier bb j’en suis à 26sa et je suis morte de rire en lisant l’article et cela ne me fait pas plus peur qu’autre chose j’ai hâte de voir comment va se passer mon accouchement. Et je reste persuadé que malgré tout ces déboires ben ça reste un magnifique cadeau un fois sorti ce petit rôti

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  2. Gaëlle

    Bonjour, mon accouchement était à peu près la même épreuve 🙂
    Par contre j’ai étais provoquée à +5j à 9h, (quand ils m’ont dis qu’ils allaient me provoquer l’accouchement, ils l’ont dis, de n plus manger ni boire après minuit (la veille de la provocation)). Ensuite à midi je sors de leurs salle, je vais à la cafétéria en me disant « Cool ! Je vais pouvoir manger j’ai la dalle et j’ai trop soif ! » à peine 15 minutes plus tard une contractions toutes les deux minutes, « Misère ! J’ai pas eut le temps de boire toute ma boisson ni de manger mon Donets entier ! ». Ni une ni deux je monte au première étage aux salles de travails, je les appellent, en leur disant que le travail approche. Hop rebelotte, de nouveau dans la salle de travail, je demande quelque chose pour soulager la douleur, Non madame, il faut attendre 1h de monitoring avant quoi que ce soit ». Complètement dépité, j’attends les 1h avec impatience, c’est au bout de 2h qu’elle m’as injecter de la morphine ! Ensuite je sentais toujours les douleur mais moins, j’étais a l’ouest, le papa était toujours pas là… Pendant toute l’après-midi, je leurs disais  » Elle sort !! Faut que je pousse !! » elles me disaient « mais non madame, ne pousser pas encore ». J’en avait marre d’être la, coucher, en train de souffrir, c’est un peu plus tard dans les 17h que l’on me fait la péridurale, l’anesthésiste c’est tromper 3 fois, il m’as piquer 4 fois en tout ! À 18h30 je sentais toujours mes jambes et les douleurs, les effets de la morphine commençait à se dissipé… Je pousser je pousser alors que les sages femme me disait de surtout pas le faire. Je n elles écouter pas, la péridurale n’as pas fonctionné, elle est sortie à 20h10. Quand la femme m’as recousu, obligé de hurler, je sentais tout, résultat, j’ai était recousut à 3 endroit, car j’ai pousser quan il ne le fallait pas pendant l’après-midi, j’ai eu une déchirure au vagin. Et leur méthode, de faire pipi sous l’eau tiède qui coule contre le périnée, ça ne fonctionne pas, ça me brûlait encore plus ! Ma fille en naissant elle était noir, tellement noir que j leurs est dis qu’il s’était tromper, et en fait, son teint et devenu comme ma peau 🙂 Je ne veux plus d’enfants, j’ai déjà donner 😉

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  3. Fruelle

    Le mien a été folklo aussi, le pire étant qu’avec un coccyx qui ressort, je me le suis explosé sur les planches à pain de tables d’accouchement, et suis sortie avec une sciatique en plus des douleurs de césarienne, un vrai plaisir pendant plus d’un mois après !!! ^^’

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    1. Graziella

      Merci de m avoir faite rire autant,c est tellement bien raconter,je revivais mes 3 accouchements,meme si ils etaient tous differents,c est raconté franchement sans cachoterie.Merci encore et bravo!!!

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  4. coutrelle

    Bonjour Madi et merci pour ce partage qui je dois l’avouer ma fait rire…:) faut pas s’mentir c’est vrai que ça ce passe comme ça …sans oublier qu’après les seins deviennent des obus douloureux 😥

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  5. feraud

    j’ai accouché 4 fois, tous différents, sans péridurale c’est pas une partie de plaisir je suis d’accord avec ce que l’ai lu, 30 ans après quand j’y pense,en réfléchissant j’arrive à me souvenir de la douleur, me souvenir que ça fait mal, parfois très mal mais c’est un moment fabuleux que je souhaite à toutes les femmes, qui rend plus forte et même si on n’est pas à son avantage pendant l’accouchement on est l’actrice principale de la pièce et pour notre homme on reste la plus belle et la plus courageuse. bon courage à toutes celles qui vont mettre des enfants au monde, un petit truc qui aide pas mal chanter en serrant les dents pendant les contractions, ça fait un peu de bien.

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  6. sa'naturelle

    Rho j’ai trouver le lien de ton article sur FB, je ne regrette pas d’avoir cliqué dessus lool… Je ne suis pas enceinte, et je n’ai pas d’enfant, mais rien que le faite d’avoir lu le titre de ton article ma vraiment donner envie de savoir la vrai vérité,sachant que je me poser la question de comment ça se passe vraiment, car moi même mes amies ne m’en parle pas comme toi ou elles sont passé par césarienne ! et franchement ton article ma fait énormément rire, j’ai trop aimé lol , mais par contre maintenant je flippe trop le moment ou je serai enceinte et surtout quand l’heure fatidique seras venu !!!!!!!!!!!! Mais je te remercie de ta franchise, au moins toi tu oses dire les choses tels quelles sont, et je trouve sa top.

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  7. Beauchet

    J’ai eu 3 enfants sans péri, hé oui et je suis fière d avoir accouché sans. très bon article, très vrai et qui m’a fait bien rire ! Certains passages me rappelle moi. En fait c’est vraiment trop vrai, il faut dire ce que sont les choses, continue à écrire ce que tu ressens c’est excellent ! Bon courage pour le 2ème.

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  8. Pepette

    Bonjour,
    Je vous félicite de cette article que j ai adorer lire et relire de nouveau ou j ai beaucoup rie de cette telle vérité que l on veut cacher. Oui c est un moment inoubliable la naissance de nos enfants mais effectivement derrière tout ça il y a bien cette description que vous en faite avec tellement d humour et de réalité !
    Je me suis retrouver dans votre article.
    Pour mon premier enfant césarienne en urgence après un long travail ! ( je vous passe la sonde urinaire….)
    Pour ma deuxième un travail hyper court.
    Que se soit pour les deux je me retrouve dans vos parole et je me lace pas de vous relire et de le partager !!!!!
    Merci merci merci
    Et pour les coincés qu’elle passe leur chemin…..

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  9. Vanessa

    Bonsoir,
    J’ai lu les notes rajoutées et je comprends parfaitement le pourquoi du comment (et elles valent aussi pour ce que je vais écrire ci-dessous) 😉
    Mais … (ben oui y’a souvent un mais) …
    Mais je trouve toujours dommage qu’avec toutes les ressources disponibles de nos jours (tant dans le non médical que dans le médical et tant pour les femmes et couples que pour les professionnels de la naissance), de telles expériences soient encore subies par les mamans. J’entends la peine et la difficulté de certaines mamans à se remettre de ce genre d’accouchement et en même temps j’enrage sur les professionnels de la naissance qui ne se remettent pas en question trop souvent et qui considèrent la femme accouchant comme un numéro au pire, du bétail au mieux … ou l’inverse, je ne sais pas ce qui est pire finalement.
    Il y a 6 ans, j’ai vécu une naissance géniale et je voudrais juste accoucher encore une fois tellement c’était un moment intense et beau. Alors c’est vrai, j’espère au fond de moi que d’autres mamans vivront aussi ce genre d’expérience tout en sachant que pour une maman qui vit cela, 5 autres vivent l’enfer (10 autres? bon ok 20 autres, donc y’a du boulot là pour changer cela!).
    Alors comme c’est beau de le dire mais que c’est plus mieux de le faire, j’accompagne les futurs parents dans leur projet de grossesse et de naissance et de parentalité avec l’envie de dire « il y a des alternatives », construisez-les, vivez-les.
    Je souhaite une belle naissance à toutes les mamans à venir.

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  10. Zerbib Brigitte

    Merci pour ce bon délire dés le matin , j’ai adoré , j’ai eut 5 enfants sans péridurale mais tous différents , je dois dire que pour le deuxième c’était le pompon 21 heures et le summum pour le placenta , obligé d’aller le » chercher  » et mon mari qui filmait , on aurait dit que le gyné vidait une vache  » ne bougez pas restez dans l’axe de mon bras « , facile à dire …..lol… mais trés bon souvenir quand j’ai tenu mon fiston , allez je souhaite à toutes les futures mamans ces grands moments de bonheur dont nous avons ,nous les femmes le privilège

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  11. Elodie Wiart

    Heureusement ça évolue dans certains hôpitaux…
    Je viens de donner naissance à mon second enfant dans une maternité qui a le label ami des bébés (portage, allaitement, peau à peau, éviter les gestes médicaux inutiles durant l’accouchement…).
    Les SF ont accepté mon projet de naissance qui se voulait le plus naturel possible. 1 SF discrète mais présente si besoin. Pas de péri, pas d’episio, liberté de mouvement durant le travail et la naissance, pas eu de monito, etc. Un beau souvenir.

    Je suis surprise et attristée de lire que ce genre d’accouchement/d’accompagnement existe encore…

    PS : il me semble que l’OMS a interdit la « poussée » du bébé sur le ventre par le personnel soignant pour le forcer/ »l’aider » à sortir.

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  12. Marine

    Je ne me lasse pas de lire et relire votre temoignage. La première fois que je l’ai lu, j’étais enceinte de ma petite capucine et je me rappelle avoir ri à en pleurer.
    Aujourd’hui Capucine a 2 semaines et l accouchement ne s’est pas vraiment passé comme dans mes rêves : j’ai eu le droit à une cesarienne d’urgence (non programmée) car mes contractions affaiblissait le rythme cardiaque du bébé et lorsqu’elle est sortie on m’a gentiment expliqué que mon placenta était calcifié et que mon bébé avait un retard de croissance. Pour finir, Capucine a fait de sévère hypoglycémie ce qui lui a value presque 2 semaines de couveuse. Bref là on s’apprête a rentrer chez nous et autant le papa que moi même sommes vraiment impatient.
    Merci encore pour votre témoignage qui fait beaucoup de bien 😊

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    1. bffbefitforever

      Un accouchement n’est jamais celui auquel on s’attend, parler et dire vraiment les choses d’après moi c’est mieux se préparer ( psychologiquement ). J’espère que capucine va bien et restera un super bébé en bonne santé mnt !!! Rentrez bien, et merci pour votre gentil commentaire : je suis très touchée ! Madi

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  13. Cookie Macaron

    Je ne sais pas à quel moment j’ai le plus ris. L’image de la dinde où le farce doit sortir ou l’image de la machine à churros. D’ailleurs en parlant de ça, de ma sage expérience pour mon prem’s, on en parle du fait que les intestins fonctionnent seuls sans qu’on est aucun contrôlent dessus? C’est à dire ce moment gênant où la sage vient mettre le nez à ton entre jambes et aussi à ce moment précis où t’es intestins décident de se contracter afin d’y laisser échapper l’aire stagnant. Tout ça en présence de l’homme… qui te regarde genre comme ça 😳😳😳 puis comme ça 😂😂😂 bah oui sinon ça serait pas drôle. Anecdote qu’il aime raconter avec quelques verres dans le nez les samedis soir sur des sujets boucherie comme celui là. Sympa pas non?

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  14. marbeix

    Alors moi ça m’a fait extrêmement rire vraiment du haut de mes 22 ans j’ai accouché le 8 juillet 2015 et vraiment déjà les sage femme m’ont pris pour une folle je vous explique le déroulé :
    La veille rdv sage femme au moment de me relever après le touché du col je saigne (petite panique) elle me dit rien de grave votre col est plus sensible on est proche de la fin bon ok je rentre chez moi je perds un caillaud de sang je vais me coucher et le 8 à 4h 30 du mat’ je me lève je me sentais très bizarre mon conjoint se lève car il embauchait à 5h je lui dit que je n’arrive plus à dormir et il part au taff 5h50 j’appelle ma tante parce que j’avais l’impression de me faire pipi dessus mais par intermittence elle me dit mais non c’est trop tôt je vais bosser ok bon seule chez moi mon chat se met à pèter les plombs genre il était possédé du coup j’appelle la mater elle me dit qu’il faut absolument que j’y aille donc la warrior je prends ma valise et le sac pour la salle d’accouchement je prends ma voiture seule et me voilà partie pour la mater arrivée la bas elle m’ont dit tout va bien ben oui sinon je n’aurais pas pris ma voiture alors elle m’installe me dis bon ben vous avez bien percé la poche on vous garde alors j’appelle mon conjoint c’est un copain qui a fait 45 kilomètres pour le l’amener à la mater elle me dit que mon col est fermé long et qu’il faut que je marche alors marchons enfin j’ai eu de la chance car elle m’ont donné à manger à 9h et à 14h, 14h heure ou les contractions commencent à être douloureuses piqûre dans les fesses mais pas de changement col seulement raccourci –‘ on remarche mais c’était plus compliqué avec les contractions mon mec me disait il faut marcher mais plié car contractions dans le dos qui faisait mal et le ventre qui prenait des formes improbables le col s’ouvre à 3 à 20h le mec de la péri arrive il me fait asseoir en tailleur dos rond me met la betadine et il est appelé en césarienne en urgence donc ne prend pas le temps de me piquer sauf que à 21h je dis à la nana que je sens ma fille pousser elle met ses doigts doucement ( élève) et me dit vous êtes à 9 mais la la douleur était très dur à gérer ça poussait tout seul pas de pause entre les contractions du coup elle appelle la sage femme en chef qui rentre comme une malade ses doigts et s’amuse à pousser la tête de ma fille alors je lui ai pourri la gueule elle est restée dans le fond de la salle ils m’ont donné le masque à gaz hilarant qui m’a fait suffoquer ça m’a donné envie de vomir et des fourmi au visage c’était horrible j’ai pété les plombs et l’anesthésiste arrive pour me faire une rachis anesthésie ( comme la péri sauf que ça prend effet en 20s) cela est efficace pendant 2h sauf que même position pour la faire que la péri mais se mettre en tailleur avec le col à 10 et les contractions constantes c’était compliqué donc il me pique mais j’étais dénoncée je l’ai dit à voix haute ça a fait rire tout le monde mais plus de douleur le pied je sentais quand même mes jambes et la ben j’ai poussé 1 fois et le rythme cardiaque de ma puce est descendu à 60 alors grosse panique pour moi la nana la fait une episiotomi mais j’ai poussé tellement fort que j’ai expulsé ma fille du coup pas de pose entre la tête et les épaules et après j’ai poussé 1 fois pour le placenta j’ai eu 3 pts à l’extérieur 6 à l’intérieur mais sinon tout c’est bien passé et la je suis enceinte de bébé 2 qui est pour le 21 septembre 2016 voilà mon expérience

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  15. mamanpapa

    MERCI !!! J’ai été morte de rire du début à la fin !! Enfin un récit d’accouchement réel !! Bien plus réaliste que tout ce que l’on peut nous raconter comme bobards du style « c’est le plus beau jour de ta vie » « c’est un moment magique » etc … Il faut bien se rendre à l’évidence on a un alien à l’intérieur et il faut bien qu’il sorte … Donc forcément pas très glam …. Je suis enceinte de mon premier et doit accoucher dans quelques semaines…. Donc merci encore pour cet article qui nous remet bien sur le fabuleux chemin l’accouchement !!!

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  16. belf

    Bonjour Madi, j’ai bien rigolé en lisant cet article mais tellement vrai ! Mon accouchement était tellement folklo que j’avais presque envie de demander à Florence foresti de m’associer à elle pour faire le sketch !!!! Je pense qu’on aurait pu passer un bon moment de rigolade !!!

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  17. Lily

    G 3 enfants, des accouchement tous différents,mais mon 1ère ct le pire! Bien que en salle à 8 h et il est né à 13h 05! Des contractions insupportables, ne voulant pas de la péri au tou début g vite changer d’avis,tellement forte que sa m’affaiblissé, g failli perdre connaissance, enfin la péri qui est mis j’arrive à reprendre un peu d’énergie pour pousser un peu plus tard. Je pousse,je pousse,je pousse… et la bien sûr il fallait qu’on m’aide pour expulsé bb qui avait du mal à sortir,alors episiotomie,et ventouse,et croyais moi c bien pire que quand on te farci la dinde, g crié en leur disant de m’enlever sa de mon vagin! Ct horrible cette douleur pourtant même avc la péri qui a fonctionné pour ma part !mon fils qui sort, il était tout noir,gt choquer !! J’avais peur de le prendre à ce moment mais on me l’a tout suite repris pour faire c soin et le mette en couveuse le temps qu’il reprenais d forces !
    Pour mon 2de accouchement,ma fille fesais 4 kgs 55 cm et g pa u le temps faire la péri,et contrairement au premier mes contractions étaient supportables, en 2 h temps elle est né, avc juste une episiotomie.mais croyais moi celle là je l’ai bien senti passé !
    Et mon 3ème jsui à la maison en trin de dormir,à 23 h je me réveille je pense à ma mère qui me disait quelques jours avant de protéger mon matelas au cas où si je perdait les eaux sur le lit et la pas de bol je sens quelque chose parcourir mon corps g tout suite compris,jme Sui levé du lit en me serrant les jambes et les fesses pour arrivé au toilettes qui étai heureusement juste à côté,arrivé juste devant ct comme un gros plafff !!! Voilà!.bon arrivé à la maternité il me place sous monitoring et voi que le coeur de mon fils supporte très mal les contractions la sage femme décide de me placé sous l’ocitosine pour accéléré le travail très vite, il a fai son effet très vite en 90 min,gt prête à pousser,et en 5 min Il était la,autant pour moi sinon ct césarienne si sa prenait trop temps!! Mais c des moments magiques, sans mentir j’aimerai revivre mon dernier accouchement ct trop bien !!

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  18. linette76

    Merci beaucoup pour cette franchise et cette manière dérisoire de raconter l’accouchement.
    Je flippe complètement pour mon premier, je flippe toujours autant après la lecture de votre article, mais au moins vous avez la sincérité de nous annoncer ce qui nous attend ! On nous explique toujours qu’il s’agit du meilleur jour de notre vie mais on ne nous « prévient » pas assez de la « réalité ».
    C’est rassurant de voir qu’une telle experience peut être tournée de cette manière 😊
    Je tâcherais de prendre exemple sur vous ! 😆😆😆😆

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  19. Briggitt

    3 accouchements différents, 3 petits mecs différents … ce n’était pas une partie de plaisir mais mon plus grand bonheur : je les rencontrais enfin ces petites personnes que j’avais protégé dans mon ventre tout ce temps 🙂 J’ai quand même eu le temps de prendre une douche avant chaque départ à la maternité et même eu la possibilité de prendre un laxatif (proposé la première fois par une infirmière et réclamé les 2 autres fois pour être plus à l’aise de ce côté là). Mon mari _ qui tombe dans les pommes dès qu’on parle d’hôpital d’habitude _ était avec moi pour chaque accouchement : mon soutien absolu dans les moments les plus forts et les plus douloureux physiquement. Il était tellement heureux qu’il ne s’est jamais senti mal lors des accouchements et après : en venant nous rendre visite. Il a tellement trouvé ce moment intense et magique qu’il est venu avec l’appareil photo pour le deuxième … j’étais furax mais, dans ma « position », difficile de lui courir après pour jeter son appareil … Mes petits bijoux ont eu la gentillesse de venir en début de nuit. J’ai toujours demandé la péridurale et je ne l’ai jamais eue : pas le temps. Bref, 3 moments très douloureux et quelques heures où je ne me suis pas montrée à mon avantage mais si intenses en émotions que la douleur n’est rien comparée au bonheur … et puis, je crois que quelques athlètes de haut niveau pourraient aussi raconter certaines anecdotes sur leurs épreuves difficiles et la façon dont leurs corps leur ont joué de mauvais tours en pleine compétition certaines fois … Mais la différence, c’est que nous ne sommes pas des athlètes (pour une majorité d’entre nous) et pourtant _ comme eux _ nous avons très bien fini l’épreuve sportive parce que nous sommes réellement fortes. Bise à toutes et faites nous plein de beaux bébés.

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