10 choses moins cools sur l’allaitement

Wow wow wow ! Je vous arrête tout de suite je ne suis pas CONTRE l’allaitement.

Je parle seulement en mon nom, de maman qui n’a pas apprécié ça. Je ne cherche pas à dégouter des futures mamans de l’allaitement : je veux simplement dé dramatiser à ma manière le fait de dire « c’est normal si je n’aime pas allaiter? » Oui ça l’est. Certaines adorent, d’autres non. Mais c’est un sujet hyper délicat, toutes les femmes qui adorent allaiter se sentent insulter. Moi je me sens insultée quand on me reproche de ne pas aimer l’allaitement. Est-ce qu’on ne pourrait pas juste en parler librement sans froisser personne ? Il ne s’agit ni de politique ou de religion, mais bien de seins, de lait et de bébé.

Alors, dans cet article je vous donne mes raisons sur pourquoi je n’ai pas aimé allaiter. Suite à mon article sur l’accouchement j’ai pu lire dans vos commentaires que beaucoup avaient soufferts, alors parlons en de la même manière !

  1. Dès que j’entendais un son aigu, mes seins giclaient. Par exemple sur Love on Top de Queen B : un vrai pistolet arroseur. « Baby it’s youuuuuuuu  » …. Parapluie svp.
  2. Comme je l’explique dans un article précédent, je n’ai pas aimé que l’on m’impose l’allaitement à la maternité. Il n’y pas de choix. Si tu ne veux allaiter il faut le dire d’emblée: bonjour les regards après. Et surtout devoir se justifier sur le pourquoi du comment on ne veut pas allaiter, ça me regarde après tout non ? J’ai vécu la rencontre avec ma fille un peu en décalé, elle a été emmenée parce qu’elle avait besoin de touts petits soins : elle m’est donc revenu 45 min plus tard, en pyjama, toute propre. Mais je n’étais pas inquiète, je savais que c’était une possibilité. Je n’ai pas ressenti non plus le besoin d’avoir ma fille au sein à ce moment la. Han j’entends les filles offusquées depuis ici. La regarder me suffisait. En suite de couches, j’ai carrément été soûlée du rapport du personnel avec mes seins. Aucune intimité, aucune délicatesse. Je me suis sentie telle l’énième paire de boobs du matin à aller tâter quoi. Et alors quand j’ai osé dire que j’avais les seins en sang, ba il fallait que je passe outre. J’ai détesté ce manque de considération. J’ai trop senti le personnel penser « roh encore une connasse qui fait sa chochotte, aller arrête de râler et fais comme les autres ».
  3. Sans être pudique, cela m’a fait tout bizarre d’avoir ma famille, ou mes amis à côté de moi pendant que j’allaitais. Comme Candice décrochait du sein tout le temps, on voyait mon sein en entier. Et le fait que des amis garçons, ou mon papa, ou ma grand-mère aient pleine vue dessus et bien ça me gênait. Parce qu’étonnement en temps normal je sors pas mes seins à tout bout de champ. T’imagines au supermarché ? Bam « Michel, on a une sortie de seins rayons céréales ».  Bien sur que c’est une chose naturelle, ce n’est pas ce que je dis, mais moi je ne l’ai pas vécu sereinement. Le sein n’est plus qu’un contenant quoi, genre le brita portatif, ce n’est plus un truc sexoual. Si au contraire certaines femmes trouvent qu’allaiter c’est se reconnecter avec sa féminité : moi au contraire ça me l’ôte.
  4. J’ai du allaiter une seule fois en public, c’était dans l’avion pour aller en Guadeloupe chez ma grand-mère, j’ai vécu très difficilement le regard des passagers. Parce que qu’on le veuille ou non, dès qu’une femme allaite : on regarde ! Forcément un sein en liberté ça attire le regard. Ba la bonjour la cour des miracles avec les passagers qui passaient et qui regardaient un par un. Je ne peux pas leur reprocher mais l’ambiance « Mesdames et messieurs, atelier traite de vache rang 32A », pas trop cool pour moi. Alors qu’une autre dame était bien détendue sur le sujet ! Elle s’était endormie avec ses jumeaux : un à chaque sein. Moi j’ai du mal avec ça… De même, j’ai du mal à me concentrer quand je parle à quelqu’un un sein dehors.
  5. Au delà de l’aspect psychologique ( ou agricole, rapport au fait que vous connaissiez Kamelott sur le bout des doigts ), putain les douleurs que je me suis farcie ! Première tétée : bam crevasse ! Pour celles qui ne savent pas ce que c’est : ce sont des croûtes de sang créées par la succion. Ça calme direct. Comme quand on a les lèvres gercées en hiver et que ça s’écartèle : pareil mais sur les tétons. Donc là, tu dois acheter une crème pour réparer le truc. Bizarrement ça m’a pas mis dans l’optique de kiffer à mort l’allaitement. Alors j’entends depuis là les filles qui vont dire, « ah mais c’est parce que le bébé est mal placé » ou je sais pas quoi. J’ai pris le temps pour qu’on m’explique bien comment mettre le bébé dans la meilleure position, plusieurs fois même. Malgré cela, j’avais ces croûtes. Et c’est une douleur qui donne envie de chialer quoi. C’est pas une petite gêne de chochotte. J’ai tenu 3 mois, en manquant de pleurer à chaque têtée.
  6. En plus de ces douleurs de crevasses, bonjour la douleur tous les matins. Le lait qui engorge la poitrine, mal jusqu’à l’épaule : impossible de lever le bras et d’enfiler un t shirt. Ça calme bien aussi. Comme des putains de courbatures mais qui englobent toute la partie seins / thorax / épaules. Je sais qu’une de mes amies n’a pas du tout ressenti cela, et une de tantes était dans le même cas. La seule solution était de passer de l’eau méga chaude dessus et de les purger un peu avant d’allaiter. Mon dieu c’était y a 2 ans et ça me fait mal encore rien que d’y penser. Honnêtement je préfère d’autres routines le matin, genre le jus d’orange frais. C’est plus sympa que la purge matinale.
  7. Depuis que je suis petite je dors sur le ventre et je ne sais m’endormir que comme cela. Avec la grossesse, forcément ce n’est plus possible ( option corps à la Sauvez Willy ) et c’est une des choses qui entache considérablement mon sommeil. Alors quand j’ai accouché, je me suis dit : yeeeees retour sur le ventre. Hum, ou pas. Comme quand tu trouves un vêtement suuuuper beau, puis tu regardes le prix, ah non. Moche en fait. Impossible de dormir sur le ventre. Je me suis sentie arnaquée. Je continuais à mal dormir, et en prime les douleurs au réveil. Joie.
  8. Au quotidien, j’avais des fuites de lait. Ça, c’est quand même super cool. Du coup, pour ne pas tâcher l’intégralité de mes vêtements je mettais des protections dans mes soutiens gorge. Effet serviettes hygiéniques de seins. C’est très seyant. Ça fait parti du jeu ma pauvre Lucette. Il existe certains modèles de soutien-gorge d’allaitement plutôt jolis, mais bon sang les coussinets d’allaitement… Je pense que le petit plus réside dans le bruit du dé scratchage du soutien gorge. Grrrr j’en frissonne encore.
  9. Comme je n’aimais pas allaiter : je tirais mon lait à l’occasion. Je ne sais pas ce que je préfère entre l’action même de la traite, ou le nettoyage de la machine. Je ne suis pas dégoutée par le contact avec mon lait. Mais bordel, faut voir les formes que prend le sein pendant la traite … de la gym tonique pour de la pâte à modeler. RE bien sûr l’allaitement est censé être instinctif et primaire. Mais je ne l’ai pas vécu comme ça. Est-ce que ça fait de moi une mauvaise mère ? non. Hey, sérieux : vous avez déjà vu du lait de sein caillé ? vomi assuré. Cadeau de la maison.
  10. Et le papa dans tout ça ? Déjà il passe 9 mois à être spectateur de la grossesse, il a le droit de nous voir nous arrondir ( j’allais dire grossir, mais au risque de choquer la vertu de certaines je m’abstiens ), de répondre à nos caprices et faire face à nos hormones. Il peut sentir les coups de bébé à partir du 2ème trimestre, mais il ne vit pas du tout les choses aussi profondément que nous. Pareil à l’accouchement, sa place prend forme à partir du moment de la rencontre. Il devient père en quelque sorte à ce moment, nous sommes mères depuis le début de la grossesse. Ce lien qui existe avec l’allaitement : quelle est la place du papa ? Pour ma part, et ce n’est que mon avis : en aucun cas je considère cela comme la vérité générale, le fait qu’il puisse nourrir son enfant, c’est très important. Le fait de retirer nos seins au papa, et de le priver de nourrir son enfant je trouve cela limite égoïste. La place de mère prend le dessus sur celui de femme, et pour ma part je cherche un juste milieu.

 

Au risque de me répéter : c’est possible de ne pas aimer l’allaitement. Ce n’est pas automatique. Mais cela ne fait pas de nous de mauvaises mères. La pression de la société, et le jugement des mères qui allaitent et qui ne comprennent pas qu’on ne le vit pas comme elles est assez lourd à porter. Alors que cela devrait être un choix de vie plus simple …

Retrouvez les aspects positifs dans l’article qui va avec : cliquez ici.

 

Retrouvez moi sur instagram : @madi_mom_healthy

Madi

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( ça ce sont différentes images de tire-lait, je vous épargne les images de crevasses )

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5 Comments

  1. Maman mod'elle

    Comme j’ai adoré ça, j’ai d’ailleurs fait un article plus/moins allaitement, j’ai préféré l’autre article qui a plus fait écho à mon histoire. Mais je trouve super d’avoir montré les 2 aspects avec tes 2 articles ! Et les aspects moins sont tout à fait vrai… Bel article

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  2. peasandbutterflies

    Personnellement, j’ai adoré ça et j’adore toujours. Par contre, le truc vraiment bof bof de chez bof bof… C’est quand tu jettes tes fameuses compresses d’allaitement à la poubelle, qu’elles macèrent entre elles, que ta poubelle schlingue bien la mort et qu’au moment de la vider, tu retrouves de la « vie » sur tes compresses. Miam miam! Sur ce, bon appétit! C’est l’heure du goûter!

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  3. Batata

    Je suis de celles qui n’ont pas plus aimé allaiter que ça… mon fils a un mois et je me sent coupable d’arrêter de l’allaiter mais ça ne me convient pas ( et avant d’accoucher je voulais allaiter exclusivement ! )

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