J’ai confiance en mon ego de maman

J’ai confiance en mon ego de maman

J’en ai un peu marre de voir des articles où les (jeunes) mamans n’ont plus confiance en elles et en leur éducation. C’est normal d’avoir des interrogations, on ne sait pas tout dès le début : on apprend sur le tas. Mais je suis vraiment agacée de constater que la culpabilité est l’arme la plus redoutable pour faire douter la meilleure maman qui soit.

  1. Apprendre à faire la part des choses quand une personne te dit un truc, et une autre personne te dit exactement son contraire. Le monde est fait de donneurs de leçons, et en général ils font moins les marioles au biberon de 3h du matin.
  2. Quand les mamans et les grand-mères t’assènent de « ah c’est nouveau ? À mon époque on ne faisait pas comme ça …  » Bon, on peut pas les empêcher de parler ni de penser, au moins elles s’intéressent ! Par contre, faut pas que ça change notre vision de voir les choses.
  3. Quand même les publicités te culpabilisent, par exemple, je n’allaite pas mon second bébé et en veux tu en voilà les publicités « le lait de maman est ce qu’il y a de meilleur pour bébé… » tu l’entends le sous-entendu « et si tu n’allaites pas tu n’es pas une bonne maman »… Fuck les publicitaires. Et je suis à peu près sûr que c’est un mec qui a validé le projet, donc un mec qui ne risque pas d’avoir les mamelons en sang … »
  4. Quand même changer ton bébé devient un risque majeur avec le récent scandal des cosmétiques pour nourrissons. Quelle est la part réelle de mères qui nettoient les fesses de leur enfant ( même avec un énorme caca ) avec du coton et de l’eau ? Quand je dis réelle, je veux dire pas les mythos interviewées dans la rue où c’est cramé sur leur gueule qu’elles mentent.
  5. Quand tu achètes des petits pots de légumes, et que des mères te font des gros yeux genre « OMG la meuf ne fait même pas toutes ses purées elle même quoi… j’appelle la DAASS direct ». En vrai je fais 80% de la nourriture moi même, mais y a des jours où c’est pas possible, et je l’avoue sans souci.
  6. Quand tu vas au resto avec ton babychou de 2 semaines et que tu te prends des remarques à gogo de quoi c’est pas bon de sortir avec les tout petits. Moi je pense que c’est pas bon de sortir les cons trop longtemps de chez eux mais bon, je vais pas leur dire à leur table quoi. Je sors avec mes filles où je veux et quand je veux, car pour moi c’est à elles de s’habituer à mon rythme de vie, pas l’inverse. Pour moi, si on habitue un bébé au silence, le jour où tu sors enfin ça va être la débandade. Alors en les habituant à dormir dans un environnement autre que le silence de cathédrale, on les habitue à notre vie. Et puis entre nous, on est sorti au Leclerc, plusieurs fois au resto, dans la rue, chez des potes : elle a toujours pionsé royalement. Un bébé si ça veut dormir : ça dort ! Où qu’il soit!
  7. Quand ma fille de deux ans fait une crise en public, cf les hurlements primaires parce qu’elle veut faire du manège puis en fait non: je ne laisse pas couler. Je lui explique calmement pourquoi je ne suis pas d’accord avec cette attitude, si elle veut pleurer elle pleure pas de problème, mais je ne fais pas tout pour céder à ses caprices pour que vite vite les gens cessent de me juger. À croire que ces personnes là n’ont jamais eu d’enfants … Ah ba si vu qu’ils sont dans un jardin pour enfant.

 

Pour conclure, je ne laisse pas ma fille  de 2 ans s’auto éduquer, j’apprends à gérer son éducation au fur et à mesure en fonction de son développement et des choses normales qui se produisent à son âge. Par exemple à 2 ans : la peur de l’eau sur la tête. Je ne vais pas arrêter de lui laver les cheveux pour qu’elle arrête de hurler, on transforme cela en jeu, elle chouine un peu quand même mais je m’adapte tout en ne cédant pas. Si elle refuse de manger son repas, uniquement par défi, pas de souci elle va dans son lit et on en reparle quand elle est calmée : un enfant ne se laisse jamais mourir de faim, quand il a faim il mange. Donc moi je suis une maman avec des règles et le mot non pour lui imposer des limites, je ne suis pas un restaurant ni une copine.

Si vous pensez bien faire, alors faîtes ! Ne vous laissez pas noyer par les « à ta place moi je ». Les gens ont des principes, puis ils ont des enfants.

Madi

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