La zone de confort

Une zone de confort c’est quoi déjà ? C’est la partie de nous qui a la flemme, et qui ne veut surtout pas se mettre en danger sous peine d’être déçue ou peinée ou je ne sais pas encore quel autre mot du champ lexical de la négativité.

Dans le cadre d’une perte de poids, et/ou de l’arrivée du sport dans sa vie: on s’y frotte très souvent à cette zone de confort.

Par exemple, tous ces aliments que tu n’aimes pas et sur lesquels tu as fait une croix. Tu considères que cette croix est définitive ? Alors tu restes dans ta zone de confort. J’ai connu un certain nombre de personnes qui refusaient tous les fruits sauf les pommes. C’est contradictoire derrière de vouloir perdre du poids sans manger de fruit : elle est là la difficulté de la zone de confort. Elle nous handicape avec de fausses barrières. Dans les personnes que j’aide dans leur perte de poids, certaines m’envoient une liste incroyablement longue de légumes qu’elles n’aiment pas, donc il est très compliqué après cela de faire des menus variés et équilibrés. Je suis d’accord que pour certains aliments ils ne passent pas du tout : dans mon cas ce sont les abats. Là, ce n’est pas possible du tout. Mais par exemple je déteste les carottes cuites; j’en mets quand même dans le pot au feu, j’en mange dans les soupes, j’en mange en salade. Je n’ai pas fait une croix définitive dessus. Il y a plein de manière de manger le même légume, donc si on est marqué par les choux de bruxelles de la cantine, rien n’est dit qu’en légume frais : ils ne vous déplaisent pas. Pareil pour les courgettes par exemple, on est d’accord que juste bouillies en rondelles c’est infect. Mais en wok avec un peu de lait de coco, ou au four comme des frites, ou en purée avec un peu de pommes de terre, ou crues en tagliatelles avec un peu de citron : aucun de ces goûts n’est similaire. C’est simplement votre zone de confort qui vous dit : non, n’y touche pas. Et vous obéissez docilement.

Que risquez-vous à sortir de votre de confort concernant les fruits et les légumes ? À tester de nouvelles recettes ? Vous ne risquez rien de dangereux. Alors pourquoi vous freinez-vous ? Posez-vous ces questions ! Et apprenez à distinguer les freins de l’esprit. 

Pour les produits de la mer, il y a quand même une énorme différence entre une crevette et une queue de lotte. Evidemment, dans la mesure où on n’est pas vegan / végétarien / végétalien etc. Mais quand j’entends  » je ne mange pas ce qui sort de la mer, j’aime pas, c’est pas bon », je trouve ça dommage, car c’est fait une croix sur une quantité de produits sains et utiles à notre santé. Je n’aime pas les huîtres ou les bulots par exemple, bon, ça ne veut pas dire que le tourteau et le saumon sont immondes. Et au risque de me répéter : les produits surgelés et conditionnés ce n’est pas ce qu’il y a de mieux dans le cas des fruits de mer. Je suis désolée mais un pavé de cabillaud surgelé n’a rien à voir avec le frais. Donc prenez le risque de goûter un produit frais, de bonne qualité, et pas noyé sous la chapelure et le gras avant de vous faire un avis si tranché. Il faut 7 fois différentes au palais pour savoir s’il aime ou pas. 

Pour le sport, la zone de confort intervient très rapidement avec des excuses comme « je n’ai pas le temps / j’ai des enfants / il pleut / mais je me suis déjà lavé les cheveux … » Car nous sommes dans notre petit train train et on ne cherche pas à faire autrement TOUT en souhaitant un changement magique. C’est-à-dire que la plupart des personnes veulent perdre du poids mais tout en mangeant comme avant et surtout sans faire de sport : ça ne fonctionne pas. Sortir sa zone de confort ça veut dire revoir son organisation: se lever plus tôt, se coucher plus tard, faire son sport pendant les devoirs, apprendre à cuisiner différemment.

Sortir de sa zone de confort ça veut dire comprendre où sont nos limites psychiques et les repousser. 

L’autre jour, j’ai parlé avec une jeune femme ( et je ne sais pas si elle lira cet article ) qui m’expliquait ne pas avoir le temps de faire du sport car elle travaille beaucoup. Alors je me suis intéressée à sa vie. Elle prend son petit-déjeuner à 8h, est à 15 min de son travail à pieds, y est à 9h, repart à 18h ( donc chez elle à 18h15 ). Certains jours elle reste plus longtemps au travail. Elle n’a pas d’enfants. // Après avoir écouté son quotidien j’avoue ne pas avoir compris où était son manque de temps. Nous en avons parlé et le soir même elle a fait une séance de sport chez elle.

Sortir de sa zone de confort c’est arrêter de dire « oui mais ». 

Le ménage peut attendre 30 minutes, non ? Avez-vous déjà essayé de faire du sport tôt le matin ? Ce genre de petites choses au quotidien. Dès que vous vous entendez dire dans votre tête  » ah oui mais  » arrêtez vous et comprenez cette barrière que vous venez de vous dresser.

Madi

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