7 mois d’alimentation de saison et locale

Bonjour bonjour, voila depuis mi mai que je n’ai pas repris le blog, au bout de 4 ans, je dois dire que j’ai eu une petite période de creux. Après tout on s’en fout un peu ce n’est qu’un blog.

Juin et Juillet ont été des mois durant lesquels j’ai été préoccupée par autre chose, et durant lesquels je me suis surtout exprimée sur instagram au travers de plus longs posts. Néanmoins je suis limitée en nombre de mots sur insta, et le blog m’a manqué. Alors coucou le come back en août.

LE CONSTAT

Si vous me suivez depuis un moment vous savez certainement que j’ai décidé d’adopter un mode de vie autour d’une alimentation locale et de saison. Cela m’impose plein de sacrifices, mais c’est mon choix. Celui de vivre en harmonie avec la planète et pas nécessairement en suivant uniquement mes goûts alimentaires. Au contraire, je pense que c’est à nous de nous corriger et adapter nos goûts en fonction de la saison et de ce qu’on peut y trouver. Exemple : j’adore l’asperge, mais il n’y en a pas toute l’année. Alors je préfère attendre la bonne saison, en manger de la française, et attendre la prochaine fois. Comme pour les cerises, les abricots, les melons et en réalité ça devrait être le cas pour tous les fruits et les légumes, sauf que la mondialisation nous a déséduqué à être patient et respectueux des saisonnalités.

J’ai parlé quelque fois sur le blog de mon mode de vie, et des difficultés que j’éprouve la dessus. Mes points de résistance sur lesquels il faut que je travaille sont : l’avocat ( qu’on prend 2 à 3 fois par mois ) et les bananes dont mes enfants raffolent. Moi j’aime ça mais je peux m’en passer aisément. En dehors de ça, on est bien !

De Janvier à mi juin, ça a été ! J’ai néanmoins vivement ressenti le manque de poisson, mais pour cela je dois faire preuve de patience et attendre le poisson que je peux trouver localement avec notre maison de l’ile de Batz. Il y a les poissons du lac léman, mais jusqu’à présent je n’ai pas trouvé où en acheter sans devoir prendre la voiture.

PARIS : la déception

Du 20 juin au 4 juillet je suis restée à Paris chez mes parents, et un peu solo dans un appart. J’ai été abasourdie du manque de possibilité dans la capitale. J’ai toujours habité dans cette ville. Mais avant j’avais une consommation équilibrée. Pas équilibrée + de saison + local. Je pensais naïvement que ce serait super simple de trouver mes aliments en fonction de mon mode de vie, mais en réalité cela a été hyper dur. De plus, je consomme avec le moins de déchet possible. Alors je me suis retrouvée devant des sachets de tomates françaises mais dans du plastique, ou des tomates pas emballées mais pas françaises. Alors elles sont où mes valeurs dans ce cas là ? Je fais l’impasse devant la difficulté? C’est facile d’avoir des valeurs quand on a tout à porter de main.

Je me suis retrouvée en tête à tête face à mes choix, avec uniquement ma conscience comme témoin. Dans la mesure où ces choix de vie je les fais pour moi, mes enfants, la planète et non les réseaux. Alors j’ai galéré  pendant ces jours là, mais j’ai tenu bon. Ça été dur de ouf hein. L’opulence de merde m’a donné envie de replonger et de vivre tel Kéradoc. Mais je devais montrer l’exemple à mes enfants. Je suis déçue que Paris ne donne pas l’impulsion générale en France. Aaaaah pour le handspinner y a du monde hein, et ça se répend comme une trainée de poudre, mais pour les bonnes actions, là on fait l’autruche. C’est nul Paris.

JUILLET AOUT : ILE DE BATZ

Du 4 juillet au 26 août je suis à l’ile de Batz, une petite île de 3,5km de long dans le finistère nord. Tout près de la côte.

Les avantages alimentaires de l’île : il y a des pécheurs et leur femmes vendent ce qu’ils prennent. Il y a des agriculteurs qui vendent leurs légumes.

Inconvénients de l’île : il n’y a pas de fruit qui poussent ici, pas de viandes de l’île non plus, ni d’oeufs.

Solution : il y a deux mini bébé supérettes sur l’île où tout coûte le prix de l’or en barre. S’alimenter devient alors très compliqué. Dans la mesure aussi où il n’y a pas de voiture sur l’île ( ou alors genre les tracteurs, la voiture du médecin etc ) tu vas faire tes courses au compte goutte. Il y a un marché sur l’île qui est aussi grand que ma poche. Et le vrai marché est sur le continent uniquement le mercredi.

Moralité : si je veux manger comme je le souhaite, j’en ai pour 3x le budget de d’habitude. Par semaine pour 3 personnes j’en ai pour entre 90e à 120e par semaine. De produits de saison, local, et sans déchet. La pour 2 personnes, si je veux manger comme d’hab ici sur l’île j’en aurai pour minimum 300e par semaine. Non du coup, je peux pas ( et ne veux pas ) dépenser 1200e par mois de courses pour manger juste normalement selon moi. Donc j’ai diminué le côté local et de saison, pour revenir à juste une alimentation « équilibrée » et ça me fait bien chier. J’ai l’impression de me trahir moi même.

Et bien mon corps ne réagit pas du tout pareil. Je ne peux pas faire autant du sport que j’aime. Je nage 3 à 4 fois par semaine, mais ici l’eau est bien trop froide pour moi. Il faudrait que je m’achète une combi mais on est autour de 200/300e. Ça calme. J’aime marcher et courir. Mais lorsque je suis seule, je ne peux pas laisser les enfants se garder non plus. Je peux faire du yoga à la maison, mais pas de muscu car je n’ai pas mes haltères. Et si je veux acheter du matos : c’est sur le continent, donc bateau / tout porter etc. Ça complique la donne juste pour des vacances. Donc je fais beaucoup moins qu’en temps normal.

Résultats : entre la différence de rythme sur mon corps, et l’alimentation moins locale, moins de saison, je le vis mal. J’ai l’impression d’être fatiguée tout le temps, je me traine, j’ai des boutons et j’ai mal au ventre.

Je sais pertinemment que ce sont des conséquences de mon mode de vie estival, bien qu’il soit quand même plutôt sain. Mais mon corps n’avait pas vécu comme ça ces 6 derniers mois.

Aujourd’hui, quand bien même j’apprécie mes vacances, je serai également contente de retrouver mon quotidien qui me permet de manger comme je veux, faire autant de sport que je veux quand les filles seront à l’école, ne plus avoir mal au ventre, bien dormir de nouveau, perdre ces boutons que je n’ai pas en temps normal.

Madi

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